Le fantôme de mon Amour
Je ferme les yeux pour mieux voyager dans le temps, et traverser mers et océans de mystérieuses rencontres afin de pouvoir me réfugier dans tes doux cheveux. À chaque fois que mon regard saisit l’éclat de tes yeux, je ne puis empêcher mon coeur de battre à tue-tête comme s’il prenait part à une course. Une course sans fin…
Chaque minute en ta présence, ma logique si fiable pourtant me fait défaut, déclarant faillite devant la douceur de tes lèvres et leur magie qui opprime chaque cellule de mon être. Surtout lorsque grâcieusement ton sourire se forme devant mes yeux éblouis, comme sur un film au ralenti.
Toujours sous le choc. Ma langue emplit ma bouche, mes dents se crispent les unes contre les autres, ma gorge me crie sa soif alors que mon souffle se fait de plus en plus insaisissable; la voix ne m’est plus audible et je suis incapable de parler, je ne puis qu’entendre mes pensées qui se chamaillent entre elles.
Pourquoi se plait-elle à me sourire?
Qu’elle est belle et jolie, et gentille. Pauvre moi; elle a l’air plus vielle, trop vielle pour mes seize années. Mais pourquoi alors je me sens ainsi, si bouleversé, tourmenté, envahit dans mon intérieur? Qu’est-ce qui se passe que je ne comprends pas?
Figé là sur le trottoir, à admirer ta démarche alors que tu te diriges vers le bus qui pour toujours t’emmènera loin de mes yeux. Quel mauvais sort! Devoir dire à dieu à celle qui vient de causer un tel tremblement de terre dans ma terre d’inocence.
Comment dire au revoir à celle qui a provoqué un si puissant raz de marrée dans mon coeur d’adolescent? Voilà qu’elle s’enfuit, me laissant seul, sans recours possible dans ma terre dévastée, condamné. Que je déteste ce bus numéro 139 !
Lisez la suite de l’histoire sur le site : Suite 2 : Le fantôme de mon amour
©2004 Renaud Olistin
Moi, je supporte l’amour
Hey ce n’est
pas la peine