Je t’aimais sans pouvoir te le dire.
Je m’en souviens comme si c’était hier. Des souvenirs à la fois agréables et douloureux.
J’osais à peine te regarder dans les yeux,
je n’avais pas le courage d’observer tes beaux yeux grands, très grands.
Ils étaient si grands que j’avais l’impression de plonger dans un océan de pur bonheur à chaque fois que je m’efforçais de te fixer les yeux pour mieux t’expliquer les mathématiques.
Les maths étaient mon fort, et toi ma faiblesse.
Je ne voulais pas que tu t’en rendes compte, et peut-être l’avais-tu remarqué de tout façon, en ta présence, j’oubliais toutes mes formules mathématiques.
L’effet que tu as sur mon être était quelque peu effrayant.
Et pour tenir bon, je ne cessais de répéter à moi-même, au-dedans de mon être « Je ne suis pas encore prêt »…
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