Coup de foudre dans une boulangerie à Paris
Dimanche dernier, je me rends à mon travail. Un tournage pour une chaîne de télévision (je bosse dans l’audiovisuel). De ma proche et belle banlieue sud à cet arrondissement parisien, chemin faisant, le cerveau encore endormie en ce matin très matinal, j’aboutis enfin à la station de métro la plus proche du lieu pour le direct… Je suis en avance. Un café peut être… Il y en a un qui vient d’ouvrir justement. J’entre. Pas un chat, sauf le personnel qui nettoie et dispose le mobilier. Pas du tout inspiré, je rebrousse chemin. De l’autre côté du carrefour, une boulangerie ouverte. Mhmmm, mouai, un croissant, pourquoi pas…
J’entre dans la boulangerie. Je n’ai plus souvenir s’il y avait deux ou trois vendeuses. Deux il me semble. A ce qu’il allait m’aspirer ensuite comme un tourbillon, ces “détails panoramiques” s’estompent si vite, comme si mon champ de vision sur le moment était des plus étroit.
Une jeune femme, svelte, mais d’allure simple, s’enquière de mes vœux : « Deux croissant beurre s’il vous plait », dis-je d’une voix neutre, anodine. La jeune femme s’exécute, puisant deux spécimens parmi ceux disposé en rang d’oignon, tout en plongeant son regard bleu au plus profond du mien. Elle semblait ne pas avoir besoin de regarder ses mains en train d’officier pendant cet instant où, je ne sais pourquoi, elle me dévisageait avec une délicate mais franche intensité. Je suis littéralement figé sur l’instant. Comme si les aiguilles du temps s’étaient arrêté, ne comprenant ce qu’il se passe, une autre dimension, un autre espace-temps…
Je règle l’achat en regardant plus ses yeux que ma monnaie – incroyable ces mains qui n’ont pas besoin du champ de vision pour évacuer les tâches plus que secondaires en ces circonstances – et je finis ainsi de me faire foudroyer avant de quitter la boutique.
Je me retrouve dehors, flottant sur le trottoir, chemin faisant vers mon boulot, comme un con, à croquer dans un croissant (d’ailleurs délicieux en la circonstance), me demandant ce qu’il venait de m’arriver. J’étais envahit d’un délicieux sentiment, quelque chose de beau, de haut, d’ailleurs, je ne sais…
C’était la semaine dernière. Et puis, tous les jours qui ont suivit, le souvenir de cette… (comment dire ?)… de cette “étreinte rétinienne” toute bleue m’a tenaillé.
Ne voulant en rester là, par deux fois je suis retourné dans ce quartier que je ne suis plus sensé fréquenter (mon métier étant de l’évènementiel, c’est n’importe où n’importe quand et souvent qu’une et dernière fois). Je suis donc retourné acheter un croissant samedi dernier (faire une heure de trajet pour acheter son croissant, faut le faire). Elle n’était pas là, snif ! Puis rebelote ce dimanche matin, où la grâce me donna droit à sa présence, sa silhouette, cet instant où elle me regarda de nouveau (cette fois de loin, car c’est une autre personne qui me servait, snif, grrr !…), cet instant où elle me reconnaissait semble-t-il…
Bon, je ne vais pas lâcher l’affaire. Je vais y retourner autant de fois qu’il faudra. De toute façon, c’est les meilleurs croissant de Paris et j’y vais surtout pour ça !
(récit laissé par Bleu_Eyes)
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Intéressante histoire
waw quel belle history
Bonjour,
Journaliste pour l’émission “Toute une histoire” sur France 2, je prépare actuellement une prochaine émission qui sera conscarée au “coup de foudre”.
A ce titre, je suis à la recherche de personnes ont eu un coup de foudre et qui n’ont pas osé jusqu’alors, déclarer leur flamme.
Bien entendu tout autre témoignage autour de ce thème est le bienvenu.
Si vous vous sentez concerné, n’hésitez pas !!!
Madison Cottard
Journaliste
01.53.84.30.22
mcottard@reservoir-prod.fr
Votre récit est si joliment écrit… Et c’est amusant de vous imaginer faire une heure de trajet pour acheter votre croissant
La vie nous offre parfois des rencontres magiques et vibrantes…
Chose que j’ai vécu moi aussi ce soir…Dans un café, face à un inconnu à échanger des regards intenses, prononcés…
J’en ai le coeur qui en frissonne encore…
Mais je n’ai pas eu le courage de l’aborder… Je l’ai laissé quitter le café en échangeant un dernier regard plus triste cette fois-ci…Comme pour se dire adieu…
SLT NE LACHE PA L AFFAIRE CAR MOI ET MON COPAIN ON CE CONNU COMME CA DI TOI PENDANT UN AN IL VENAI A LA BOULANGERIE QUE JE TRAVAIL ET IL A BITER DANS UN OTRE QUARTIIER DE OU JE BOSS
UN JOUR JE L AI SERVI IL MA DEMANDER 3 CHAUSSON O POMME
IL MA TELLEMENT REGARDER PROFONDE DANS MES YEUX QUE SON REGARD M AVAIT FAIT EFFET TOUT LE TEMPS KIL VENAI
IL REVENER A 12 H POUR PRENDRE SON SANDWICH O POULET
ET LA ENCOR DI TOI PENDAN UN AN IL MA RIEN DI CE UNE COLLEGUE A LUI QUI E VENU ME LE DIRE ELLE MA DIT “DIT DONC TOI TU NA PA REMARQUE DEPUI 1 ANS IL TE REGARDS ET KIL T AIME “J ETAI MAL CAR J AVIA REMARQUE QUE JE L INTERRESER MAI PÄ A 1 POINT KIL M AIME J AI GENE MAIS JE LAI MIS A LAISE CAR JE LUI ET DI OSI KIL M INTERESSAI ET DI TOI J AI TOU PLAQUE POUR LUI MON EX MA FAMILLE MON BOULOT L AMOUR REN LA VIE FORMIDABLE ET FRANCHEM JE RECRET RIEN CAR MAINTEANT OUI JE L AIME ENORMEEMT NE LACHE PA VAZI